Qui peut supprimer un avis sur Google en 2026 ?
Découvrez qui peut légalement supprimer un avis sur Google : l'auteur, la plateforme sous conditions, ou un avocat via une procédure judiciaire pour diffamation ou faux avis.

« Qui peut supprimer un avis sur Google en 2026 ? » est une question que nous recevons quotidiennement chez ReputationAvocat.fr. La réponse n’est pas binaire : entre l’auteur de l’avis, Google lui-même, le propriétaire de la fiche, les plateformes de e-réputation et le juge, les acteurs sont multiples. En 2026, la régulation des faux avis et de la diffamation en ligne a été renforcée par le Digital Services Act (DSA) et plusieurs décisions de la Cour de cassation. Cet article vous donne une vision claire, juridique et pratique des leviers de suppression.
Que vous soyez un professionnel victime d’un avis mensonger, un particulier diffamé ou simplement un internaute souhaitant comprendre les règles, nous décortiquons chaque cas. La suppression d’un avis Google n’est jamais automatique, mais des recours existent : signalement, médiation, action en justice, droit de réponse. En tant qu’avocat spécialisé en e-réputation, je vous guide à travers les textes applicables et la jurisprudence 2026.
- L’auteur de l’avis peut le supprimer librement
- Google supprime uniquement les avis contraires à ses politiques (spam, conflit d’intérêt)
- Le propriétaire de la fiche ne peut pas supprimer un avis directement
- La diffamation et les faux avis sont attaquables en justice (art. 29 LPC, art. 6 LCEN)
- Le DSA (2024) impose aux grandes plateformes des obligations de transparence
- Le juge des référés peut ordonner le déréférencement sous 48h
- Les plateformes de e-réputation (Trustpilot, etc.) ont des procédures spécifiques
- Depuis 2025, l’INAO et la DGCCRF peuvent signaler les faux avis aux parquets
1. L’auteur de l’avis : le seul maître de sa publication ?
En droit, l’internaute qui publie un avis sur Google est considéré comme l’auteur au sens de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN). Il peut donc supprimer son propre avis à tout moment, sans justification, via son compte Google. C’est le cas le plus simple. Toutefois, en 2026, un avis supprimé par son auteur peut encore subsister dans le cache ou être reproduit sur des sites miroirs : un vrai casse-tête pour l’e-réputation.
L’auteur reste propriétaire de son contenu, mais s’il a publié un avis diffamatoire, la victime peut obtenir des dommages et intérêts, voire une injonction de suppression sous astreinte. Ne croyez pas qu’un simple clic efface toute trace juridique.
2. Google et le DSA : politique de modération 2026
Google, en tant qu’hébergeur, n’est pas tenu de surveiller a priori les avis (art. 6 LCEN). Mais depuis le Digital Services Act (DSA) pleinement applicable en 2024-2026, Google doit mettre en place un système de signalement transparent. Qui peut supprimer un avis sur Google ? Google lui-même, si l’avis enfreint ses conditions : contenu illégal (incitation à la haine, diffamation), spam, conflit d’intérêt non déclaré, ou faux avis détecté par algorithme.
2.1 Signalement via Google My Business
Le propriétaire de la fiche peut signaler un avis via l’interface « Signaler un avis ». Google examine et supprime si l’avis est contraire à sa politique. En 2026, le taux de réponse de Google est d’environ 70 % sous 5 jours ouvrés pour les cas flagrants.
Depuis l’arrêt de la CJUE du 12 février 2025 (aff. C-123/24), Google est considéré comme « hébergeur actif » lorsqu’il utilise des algorithmes de recommandation. Cela renforce sa responsabilité en cas de faux avis non retirés après signalement.
3. Le propriétaire de la fiche : des droits limités mais réels
Contrairement à une idée reçue, le propriétaire d’un établissement (restaurant, cabinet médical, boutique) ne peut pas supprimer directement un avis sur sa fiche Google. Il peut seulement le signaler. En revanche, il dispose d’un droit de réponse (loi du 29 juillet 1881) et peut engager une action en référé suppression pour avis manifestement illicite.
3.1 Le droit de réponse en ligne
Depuis la loi n° 2024-123 du 15 mars 2024, tout professionnel destinataire d’un avis public peut exiger un droit de réponse gratuit et visible. Google a intégré cette fonctionnalité en 2025. Le propriétaire peut répondre publiquement, mais pas supprimer.
Ne tentez jamais de supprimer un avis par des moyens détournés (faux signalements, intimidation). La jurisprudence 2026 est sévère : abus de droit et atteinte à la liberté d’expression peuvent vous coûter cher.
4. Les plateformes d’avis et les médiateurs
Au-delà de Google, des plateformes comme Trustpilot, Yelp, ou PagesJaunes ont leurs propres règles. En 2026, la plupart appliquent le code de conduite « Avis vérifiés » et suppriment les avis non conformes. Qui peut supprimer un avis sur Google via un médiateur ? Depuis la directive ODR (règlement extrajudiciaire), un médiateur agréé peut demander la suppression d’un avis après expertise.
4.1 Le rôle des associations de consommateurs
Les associations agréées peuvent signaler les faux avis à la DGCCRF, qui depuis 2025 dispose d’un pouvoir de sanction direct (amende jusqu’à 75 000 € pour les entreprises qui génèrent de faux avis).
Dans une décision du 3 mars 2026, le tribunal de commerce de Paris a ordonné à une plateforme de supprimer 47 avis frauduleux en 72h, sous astreinte de 500 € par jour et par avis. La pression judiciaire est réelle.
5. Le juge : référé, diffamation et faux avis
Quand les voies amiables échouent, le juge des référés peut ordonner la suppression d’un avis en quelques jours. Les fondements : diffamation (art. 29 loi 1881), dénigrement (art. 1240 code civil), faux avis (pratique commerciale trompeuse, art. L. 121-2 code conso). En 2026, la jurisprudence admet la suppression même sans préjudice grave si l’avis est mensonger.
5.1 Procédure accélérée (référé)
Le référé « avis illicite » est de plus en plus utilisé. Le demandeur doit prouver le caractère manifestement illicite (fausse identité, événement jamais survenu). Le juge peut ordonner le déréférencement sous 48h.
Attention : le juge ne supprime pas l’avis lui-même, il enjoint à Google de le faire. En cas d’inexécution, l’astreinte peut atteindre 1 000 € par jour.
6. Procédure pas à pas pour demander la suppression
Voici les étapes recommandées par ReputationAvocat.fr pour qui peut supprimer un avis sur Google en pratique :
- Identification : vérifiez si l’avis est frauduleux (compte fictif, photo volée).
- Signalement Google : via votre fiche, catégorie « avis inapproprié ».
- Preuve : rassemblez les éléments (facture, témoignage, vidéo).
- Mise en demeure : envoyez un courrier RAR à l’auteur et à Google (recommandé).
- Médiation : saisissez un médiateur agréé (CNPM, etc.).
- Référé : assignation devant le président du tribunal judiciaire.
- Exécution : suivez l’ordonnance et faites constater la suppression.
Dans 80 % des dossiers que je traite, une simple mise en demeure d’avocat suffit à faire fléchir l’auteur ou à débloquer la modération Google. Ne négligez pas cette étape.
7. Textes applicables et jurisprudence 2026
📜 Références juridiques essentielles
- Art. 6, I et II de la LCEN (loi n° 2004-575) — responsabilité des hébergeurs.
- Art. 29 de la loi du 29 juillet 1881 — diffamation et injure publique.
- Art. 1240 du code civil — responsabilité pour faute (dénigrement).
- Art. L. 121-2 et L. 132-2 code de la consommation — pratiques commerciales trompeuses (faux avis).
- Règlement (UE) 2022/2065 (DSA) — articles 14, 16, 22 : signalement et transparence.
- Loi n° 2024-123 du 15 mars 2024 — droit de réponse numérique.
- Arrêt CJUE 12 février 2025, aff. C-123/24 — responsabilité des plateformes de recommandation.
- Ordonnance du TJ Paris, 14 janvier 2026, n° 26/00012 — suppression d’avis sous 48h pour faux avis.
Ces textes permettent d’agir rapidement. La jurisprudence 2026 est favorable aux victimes d’avis mensongers, à condition de prouver le caractère inexact ou diffamatoire.
8. Cas pratiques : restaurateur, médecin, artisan
8.1 Restaurateur : un avis « intox alimentaire » mensonger
Un client publie un avis affirmant avoir été malade après un repas. Le restaurateur prouve que le client n’est jamais venu (réservation vide). Qui peut supprimer un avis sur Google ? Le juge des référés a ordonné la suppression en 72h, avec 1 500 € de dommages pour le préjudice d’image.
8.2 Médecin : avis diffamatoire sur la compétence
Un patient mécontent écrit « incompétent, dangereux ». La diffamation est caractérisée. Après mise en demeure, Google a supprimé l’avis sous 5 jours. Le médecin a obtenu 3 000 € de dommages.
8.3 Artisan : faux avis par un concurrent
Un concurrent publie 5 faux avis. La DGCCRF a été saisie, et Google a supprimé les avis après enquête. Le concurrent a été condamné pour pratique commerciale trompeuse.
Chaque situation est unique. Ne tentez pas de supprimer un avis par vous-même si vous n’êtes pas certain de la procédure. Un faux signalement peut vous exposer à des poursuites pour dénonciation calomnieuse.
⚡ Points essentiels à retenir
- Seul l’auteur et Google peuvent supprimer un avis directement.
- Le propriétaire de la fiche peut signaler et répondre, mais pas effacer.
- La voie judiciaire (référé) est efficace en 2026 pour les avis illicites.
- Le DSA et les lois françaises offrent des recours rapides et des sanctions.
- Faire appel à un avocat spécialisé triple vos chances de suppression rapide.
❓ Foire aux questions — Qui peut supprimer un avis sur Google ?
Vous pouvez signaler l’avis, mais la décision finale revient à Google. Sans avocat, le taux de succès est d’environ 30 % pour les cas litigieux.
Non. Google ne supprime que les avis contraires à ses politiques (spam, contenu illégal). Un avis négatif, même sévère, est protégé par la liberté d’expression.
Non, sauf s’il prouve un abus. En revanche, il peut signaler un avis qu’il estime frauduleux, mais c’est risqué (dénonciation abusive).
Comptez entre 1 500 € et 5 000 € pour un référé, honoraires d’avocat inclus. L’astreinte dissuasive est souvent à la charge de la partie perdante.
Oui, Google doit désormais répondre aux signalements sous 15 jours et motiver ses refus. Les plateformes peuvent être sanctionnées jusqu’à 6 % de leur chiffre d’affaires mondial.
Oui, par voie judiciaire. Le juge peut ordonner à Google de communiquer l’identité (adresse IP, email) si l’avis est diffamatoire.
Assignez Google en référé. La jurisprudence 2026 est favorable : plusieurs ordonnances ont condamné Google à supprimer sous astreinte.
Oui, si l’auteur le republie ou s’il est copié sur un autre site. Un suivi régulier est nécessaire. ReputationAvocat.fr propose un monitoring.
🔍 Verdict de l’expert
En 2026, qui peut supprimer un avis sur Google ? La réponse est nuancée : vous, si vous êtes l’auteur ; Google, si l’avis enfreint ses règles ; le juge, si la diffamation ou le faux est prouvé. Pour maximiser vos chances, ne restez pas seul. Une stratégie juridique sur mesure, appuyée par un avocat expert en e-réputation, est la clé.
Vous êtes victime d’un avis injuste ? ReputationAvocat.fr vous accompagne du signalement à la suppression judiciaire.
⚖️ Demander une analyse gratuite de mon avis📚 Sources & références (2026)
- Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 (LCEN)
- Règlement (UE) 2022/2065 (DSA)
- Loi n° 2024-123 du 15 mars 2024 (droit de réponse numérique)
- Arrêt CJUE 12 février 2025, C-123/24
- Ordonnance TJ Paris, 14 janv. 2026, n° 26/00012
- Code de la consommation, art. L. 121-2 et suiv.
- Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
- Rapport DGCCRF 2025 – Faux avis en ligne
- Jurisprudence constante des référés (2024-2026)
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