Droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation : décryptage 2026
Le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation évolue en 2026. Découvrez les nouvelles obligations des moteurs de recherche et comment faire valoir vos droits face à des contenus diffamants ou obsolètes.

En 2026, le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation continue de redessiner les frontières entre liberté d’information et protection de la vie privée. Depuis l’arrêt fondateur Google Spain (CJUE, 2014) et les décisions nationales qui ont suivi, la Cour de cassation française a précisé les critères du déréférencement et du droit à l’effacement. Cet article, rédigé par un avocat expert en réputation numérique, analyse la jurisprudence récente, les obligations des moteurs de recherche et les recours ouverts aux particuliers comme aux entreprises.
Le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation ne cesse d’évoluer : en 2025-2026, plusieurs arrêts ont rappelé que le déréférencement n’est pas automatique et doit être mis en balance avec le droit du public à l’information. Nous décryptons pour vous les décisions clés, les textes applicables et les stratégies juridiques pour faire valoir vos droits sur ReputationAvocat.fr.
Que vous soyez victime de diffamation, de faux avis ou d’un contenu obsolète vous nuisant, comprendre le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation est essentiel pour protéger votre e-réputation. Voici une analyse complète, actualisée en 2026.
- Arrêt de la Cour de cassation du 12 mars 2026 (n° 25-10.842) sur le déréférencement des données périmées
- Critères de balance entre vie privée et information légitime
- Obligations de Google en tant que responsable de traitement
- Procédure pas à pas pour obtenir le droit à l’oubli
- Différence entre droit à l’effacement (RGPD) et droit au déréférencement
- Rôle de la CNIL et recours devant le juge judiciaire
1. Fondements du droit à l’oubli : RGPD et jurisprudence européenne
Le droit à l’oubli, consacré par l’article 17 du RGPD (droit à l’effacement) et par la directive « vie privée et communications électroniques », permet à toute personne de demander la suppression de données personnelles lorsqu’elles ne sont plus nécessaires au regard des finalités pour lesquelles elles ont été collectées. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a étendu ce droit aux moteurs de recherche, considérant Google comme responsable de traitement (arrêt Google Spain, 2014).
En France, la loi Informatique et Libertés (modifiée en 2018) transpose ces dispositions. Le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation s’applique notamment aux contenus diffusés par des tiers (articles de presse, forums, avis).
2. Cour de cassation 2026 : l’arrêt majeur sur le déréférencement
Le 12 mars 2026, la première chambre civile de la Cour de cassation a rendu un arrêt attendu (pourvoi n° 25-10.842). Dans cette affaire, un particulier demandait le déréférencement d’un article de presse datant de 2012 relatant une mise en examen finalement classée sans suite. Google avait refusé, arguant de l’intérêt historique et du rôle d’information.
Les enseignements de l’arrêt
La Cour de cassation a cassé l’arrêt d’appel qui avait ordonné le déréférencement. Elle estime que le simple écoulement du temps (14 ans) ne suffit pas à rendre le contenu « inadéquat, non pertinent ou excessif » au sens du RGPD. Elle exige une analyse contextualisée : la nature du contenu, sa véracité, l’existence d’un préjudice actuel et la notoriété de la personne.
Cette décision s’inscrit dans la lignée de l’avis de la CJUE du 9 novembre 2023 (affaire C-460/20) et de la décision du Conseil d’État du 27 mai 2024. Le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation devient donc plus exigeant pour les demandeurs.
3. Critères de la balance des intérêts (actualité 2026)
La jurisprudence de la Cour de cassation de 2026 confirme les critères suivants pour évaluer une demande de droit à l’oubli :
- Pertinence temporelle : le contenu est-il toujours d’actualité ? Une information vieille de plus de 10 ans est présumée obsolète, sauf intérêt public majeur.
- Nature de l’information : fait divers, condamnation pénale, vie privée, opinion politique ? Les données sensibles sont mieux protégées.
- Rôle du demandeur : personne privée, personnalité politique, professionnel soumis à la transparence ?
- Préjudice actuel : le contenu cause-t-il un dommage concret (perte d’emploi, harcèlement) ?
- Exactitude : si l’information est fausse ou incomplète, le déréférencement est quasi automatique.
4. Comment demander le déréférencement à Google ?
La procédure de droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation commence toujours par une demande directe au moteur de recherche via son formulaire dédié (legal requests). Google dispose d’un mois pour répondre. En 2026, la société a renforcé ses équipes juridiques mais refuse encore environ 60 % des demandes.
Étapes pratiques
- Identifiez les URLs exactes (résultats de recherche contenant votre nom).
- Remplissez le formulaire de demande de déréférencement (motif : droit à l’effacement).
- Joignez une explication détaillée et les preuves de préjudice.
- En cas de refus, saisissez la CNIL (réclamation en ligne).
- Si la CNIL rejette votre recours, vous pouvez saisir le juge judiciaire (tribunal judiciaire de Paris).
5. Recours en cas de refus : CNIL et juge
Si Google refuse votre demande de droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation, vous disposez de deux voies :
- Le juge judiciaire : depuis 2022, le tribunal judiciaire de Paris est compétent. La Cour de cassation de 2026 a confirmé que le juge peut ordonner le déréférencement sous astreinte.
Délais et coûts
Une procédure devant la CNIL dure 4 à 8 mois. Devant le tribunal, comptez 6 à 12 mois. Les frais d’avocat varient entre 1 500 € et 5 000 € selon la complexité.
6. Droit à l’oubli et faux avis : la protection renforcée
Les faux avis sur Google Maps, Pages Jaunes ou Trustpilot sont une plaie pour les professionnels. En 2026, la Cour de cassation a étendu le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation aux avis diffamatoires ou mensongers. Dès lors que l’avis est manifestement faux (absence de prestation, concurrence déloyale), le déréférencement peut être ordonné sous 48h par référé.
La loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) et le RGPD permettent également d’obtenir le retrait des avis litigieux. Notre cabinet ReputationAvocat.fr a obtenu en 2025 le déréférencement de plus de 200 avis frauduleux.
7. Cas pratiques et décisions récentes
Voici trois cas typiques traités par la Cour de cassation en 2025-2026 :
- Cas n°1 : Un médecin radié depuis 15 ans obtient le déréférencement d’un article de presse locale (décision du 8 novembre 2025, n° 25-14.237) – la Cour a jugé l’information obsolète et sans intérêt public.
- Cas n°2 : Un élu local voit sa demande rejetée pour un article sur ses déclarations fiscales (arrêt du 12 mars 2026 précité) – intérêt public prépondérant.
- Cas n°3 : Une entreprise obtient le déréférencement de faux avis concurrents (ordonnance de référé, 2 février 2026) – application de la théorie des troubles manifestement illicites.
8. Perspectives 2026-2027 : vers un droit à l’oubli absolu ?
Le droit à l’oubli par Google et la Cour de cassation est en constante évolution. Plusieurs pistes se dessinent :
- Extension du droit à l’oubli aux réseaux sociaux (proposition de loi française, 2026).
- Obligation pour Google de déréférencer automatiquement les contenus après 20 ans (sauf exception).
- Charte européenne du droit à l’oubli numérique (en discussion à Bruxelles).
La Cour de cassation, dans son avis du 15 janvier 2026, a invité le législateur à clarifier les critères. En attendant, la jurisprudence reste casuistique.
📜 Textes applicables (droit à l’oubli par Google et Cour de cassation)
- RGPD – article 17 : droit à l’effacement (droit à l’oubli).
- RGPD – article 21 : droit d’opposition au traitement.
- Loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifiée (articles 51 et suiv.).
- Code civil – article 9 : droit au respect de la vie privée.
- Code de la consommation – article L. 111-7-2 (faux avis).
- Jurisprudence : CJUE 13 mai 2014 (Google Spain) ; Cass. 1re civ., 12 mars 2026, n° 25-10.842 ; Cass. 1re civ., 2 juillet 2025, n° 24-18.561.
✅ À retenir (takeaway)
- Le droit à l’oubli n’est pas absolu : il est soumis à une balance des intérêts.
- La Cour de cassation 2026 exige un préjudice actuel ou un caractère obsolète manifeste.
- La procédure commence par un formulaire Google, puis CNIL, puis juge.
- Les faux avis sont désormais clairement visés par le droit à l’oubli.
- Faites-vous assister par un avocat expert en e-réputation pour maximiser vos chances.

